Le régime semi-présidentiel Français
La Ve République :
Domination Présidentielle ou Séparation des Pouvoirs ?
Introduction :
Au terme de l’article 5 de la Constitution, en proclamant que « le Président de la
République veille au respect de la Constitution », lui accorde en pratique un
pouvoir d’interprétation de la Constitution (pouvoir dont il a usé à plusieurs
reprises : usage du référendum pour la révision constitutionnelle, refus de
signature des ordonnances par exemple).
La Vème République peut-être définir comme
une forme de gouvernement, caractérisés comme un régime mixe depuis le reforme
constitutionnel de 1962. Quant à la
domination présidentielle, désigne que le pouvoir absolu appartient au Président
de la République. La séparation des pouvoirs distingue trois
fonctions principales au sein des différents régimes politiques :
· La fonction d’édiction des règles générales constitue la fonction législative ; la fonction d’exécution de ces règles relève de la fonction exécutive ; la fonction de règlement des litiges constitue la fonction juridictionnelle.
Et la séparation des pouvoir a été, élaborée par Locke
XVIIè et Montesquieu au XVIIIè, elle
vise à séparer les différentes fonctions de l’État, afin de limiter
l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines.
Notre intérêt sera axé sur les grands
ouvrages parmi lesquelles on peut citez notamment : MAURICE DUVERGER dans son ouvrage intitulé science politique du
droit constitutionnel. En suite l’ouvrage de Francis Hamon Michel tropes, de droit constitutionnel 35e édition
Par conséquent nous pouvons dire que la
France n’est ni un régime parlementaire, ni un régime présidentiel. C’est un
régime semi-présidentiel avec prépondérance du président de la république. Nous
nous intéresserons à la Ve République.
Pourquoi disons-nous que
le régime français est un régime mixte par prépondérance du président de la
République ?
Afin de répondre cette interrogation nous
pourrons mieux cerner le sens de ce sujet qui est soumis à notre
appréciation :
L’objectif assigné par Montesquieu à cette théorie de la séparation des
pouvoirs est d’aboutir à équilibrer des différents pouvoirs : afin qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut par
la disposition des choses, que le pouvoir arrête le pouvoir.
La Domination Présidentielle : Une
Concentration du Pouvoir entre les Mains du Chef de l'État (I) et
pour enfin aborder, la Séparation des Pouvoirs dans la Ve République : Un
Système Pluriel et Équilibré (II).
I. La Domination
Présidentielle :
La Ve République, instaurée en 1958, se
distingue de ses prédécesseurs par un renforcement notable de la fonction
présidentielle. Ce renforcement a conduit de nombreux observateurs à qualifier
ce régime de "monarchie républicaine", ou à évoquer une forme de
"domination présidentielle". Cela peut s'expliquer par plusieurs
facteurs :
Nous examinerons d’une part, le
Renforcement des Pouvoirs Constitutionnels du Président (A) puis
ensuite aborder d’autre part, les pouvoirs du Chef de Gouvernement
: (B).
A. Le Renforcement des
Pouvoirs Constitutionnels du Président
Le président de la République bénéficie de
prérogatives particulièrement étendues, qui ont contribué à faire de lui le
pivot de la vie politique française. En effet, la Constitution de 1958 lui confère des pouvoirs tels que
la nomination du Premier ministre (article
8), le droit de dissolution de l’Assemblée nationale (article 12), la possibilité de recourir au référendum (article 11), et l'article 16 qui lui permet de prendre des pleins pouvoirs en cas
de crise. Ces prérogatives montrent un certain éloignement du modèle classique
de la séparation des pouvoirs, qui prône un équilibre entre l’exécutif, le
législatif, et le judiciaire.
·
Il nomme le premier ministre et met fin à
ses fonctions ;
·
Il peut décider de prendre la parole
devant le parlement réuni en congrès ; Il peut soumettre au référendum
certains projets de loi, relatifs à l’organisation des pouvoirs publics, à des
réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnement de la
nation et aux services publics qui y concourent ;
· Il peut, après consultation du premier ministre et des présidents
des assemblées, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale ;
· Lorsque les institutions de la
république, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou
l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave
et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics
constitutionnels est interrompu, il prend les mesures exigées par ces
circonstances (…)
B.) Les pouvoirs
du Chef de Gouvernement :
La constitution confère au gouvernement de
nombreuses attributions.
Selon la lettre de la constitution, il
appartient au gouvernement de déterminer et conduire la politique de la nation
c’est ainsi que :
· Dispose de moyens lui permettent
d’orienter, d’accélérer ou de freiner la discussion des textes lors de la
procédure législative devant les assemblées ;
· Le chef du gouvernement est à la
tête de l’Administration d’Etat
· Il est responsable de défense
nationale
· Il dispose du pouvoir
réglementaire, c’est-à-dire celui de prendre les mesures générales ne relèvent
pas de la loi ou celle, plus nombreuses encore, fixant la modalité précise de
son exécution (décret d’application).
· Donc si on lit la constitution à
la lettre c’est le premier ministre et le gouvernement qui sont les véritables
chefs de l’exécutif. En réalité, la pratique de la V e république a totalement
inversé cette répartition des rôles. C’est le président qui est devenu le
véritable chef de l’exécutif.
II. La Séparation des Pouvoirs
dans la Ve République : Un Système Pluriel et Équilibré
Toutefois, il serait réducteur de
considérer la Ve République uniquement comme un régime de domination
présidentielle. La Constitution de 1958
reste ancrée dans le principe de la séparation des pouvoirs, même si celui-ci a
été modulé par les circonstances et la pratique.
La Ve République a été conçue pour
surmonter l'instabilité des régimes précédents, en particulier l’IVe
République. La concentration des pouvoirs au sein de l'exécutif est également
une réponse à la nécessité de réagir rapidement aux crises, qu'elles soient
politiques, économiques ou sécuritaires. Le cadre constitutionnel prévoit des
contrepoids, mais le président bénéficie de marges de manœuvre accrues en temps
de crise, comme l'illustrent les articles 16 et 36 de la Constitution.
A. La Cohabitation : Un
Contrepoids au Pouvoir Présidentiel
La cohabitation, situation où le président
appartient à un camp politique différent de celui de la majorité parlementaire,
a permis de rééquilibrer les rapports entre l’exécutif et le législatif.
Pendant ces périodes, le président perd une partie de son influence sur les
affaires gouvernementales, le Premier ministre prenant le rôle central dans la
conduite de la politique intérieure. La cohabitation, qui s'est produite à
trois reprises (1986-1988, 1993-1995, 1997-2002), est une démonstration claire
que le président n'est pas toujours en position de domination.(…)
B. Le Rôle du Parlement
et des Institutions de Contre-pouvoir
Malgré ses faiblesses, le Parlement
conserve des fonctions importantes, notamment le vote de la loi et le contrôle
de l’action du gouvernement. L'introduction de la question de confiance
(article 49-1) et la possibilité de renverser le gouvernement (article 49-2)
sont des outils qui, même s'ils sont rarement utilisés, confèrent au Parlement
un rôle de contre-pouvoir. Par ailleurs, les réformes constitutionnelles, comme
celle de 2008, ont visé à renforcer les pouvoirs du Parlement, par exemple en
limitant le recours au 49-3 et en favorisant le contrôle parlementaire.( …)
Conclusion :
En guise, depuis
la révolution française de 1789 jusqu’à nos jours la France a connu V
République se qui déterminent le système politique actuel. La France a connu
une instabilité lors de la décolonisation sous la IV e république et conduit de
sa chute à la fin de la seconde guerre mondiale elle n’a duré que 10
ans. C’est pourquoi général de Gaulle prend l’initiative de changer la
constitution en 1958 qu’on a su un régime parlementaire dans lequel le
pouvoir exécutif est renversé. Elle est devenue un régime semi-présidentiel
depuis le référendum de 1962. Par la crise de 1968 on a des phénomènes
de politisation d’idéologisation de la société.
L’évolution de la Ve République montre
ainsi que si la tentation de la concentration des pouvoirs entre les mains du
chef de l'État est réelle, les institutions disposent d’outils susceptibles de
rétablir un certain équilibre. La capacité du régime à maintenir la séparation
des pouvoirs dépend, en grande partie, des circonstances politiques et des
choix des acteurs institutionnels. C’est dans cette capacité d'adaptation que
réside la force, mais aussi la complexité, de la Ve République.
Sous la IV République la France était
confronté à l’instabilité politique et des coups d’État et le parlement était
responsable devant le gouvernement: c’est pourquoi le Général de Gaulle a
pris l’initiative de modifier la constitution en 1958, qu’on appelle la Vème république dans lequel le président de
la république dispose d’importants pouvoirs et qu’il est élu au suffrage
universel. Et que le gouvernement est doublement responsable devant le
parlement et devant le gouvernement.
Rédiger par : M. Toumani DIAKITE,
TEL : +33749465500
Mail : diakitetoum123@gmail.com
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